Pollution des sols à Strasbourg et dans le Grand Est : sidérurgie et mines de potasse
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Temps de lecture 6 min
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Sommaire
Avec près de 7 % du PIB français et environ 450 000 emplois industriels, le Grand Est reste l'une des régions les plus industrialisées de France — un héritage qui se lit directement dans ses sols. Entre bassin sidérurgique lorrain et mines de potasse alsaciennes, la région concentre des situations de pollution parmi les plus documentées du pays. Voici ce qu'il faut savoir avant d'acheter, construire ou cultiver à Strasbourg et dans le Grand Est.
Comme nous l'évoquions dans notre article sur les Hauts-de-France, le Grand Est figure, avec environ 15,5 % des sites recensés dans la base de données nationale dédiée aux sites et sols pollués, en deuxième position des régions françaises les plus concernées — juste derrière l'Auvergne-Rhône-Alpes. Cette situation s'explique par deux héritages industriels distincts mais tout aussi denses : la sidérurgie lorraine et l'exploitation minière alsacienne.
Apparues dans les années 1960 avec la crise du textile et des mines de fer, les friches industrielles lorraines se sont multipliées avec le recul des activités sidérurgiques et charbonnières. Près de 6 000 hectares de sites industriels ont ainsi été abandonnés en Lorraine, souvent pollués, répartis depuis les frontières belges et allemandes jusqu'au sud des Vosges. La région figure parmi les quatre premières régions françaises les plus concernées par la gestion de ces friches et sites pollués, avec près de 360 sites recensés dans la base nationale dès 2008, soit environ 8 % de l'effectif national à l'époque.
La fermeture des mines a également bouleversé le régime hydrologique de plusieurs cours d'eau et nappes souterraines, entraînant une minéralisation des eaux qui nécessite encore aujourd'hui un suivi particulier.
En Alsace, l'exploitation des mines de potasse a constitué un pilier économique pendant plus d'un siècle, de 1910 à 2002, avec près de 567 millions de tonnes de sel brut extraites du sous-sol. Cette activité a généré 15 terrils dans le bassin potassique, dont le lessivage par les eaux de pluie a provoqué une véritable pollution saline de la nappe phréatique alsacienne, située en aval de ces terrils et dépassant largement le seuil de potabilité à certains endroits.
Plus emblématique encore : le site de Stocamine, à Wittelsheim (Haut-Rhin), une ancienne mine de potasse reconvertie en stockage souterrain de déchets dangereux (mercure, cyanure, arsenic) à 550 mètres de profondeur. Après des débats prolongés, le gouvernement a tranché en 2021 pour un confinement définitif d'environ 42 000 tonnes de déchets restants, plutôt qu'un déstockage complet — le site étant situé sous l'importante nappe phréatique alsacienne.
L'inventaire BASIAS, qui recense les sites industriels historiques sans préjuger d'une pollution avérée, dénombre par ailleurs environ 3 500 sites pour le Haut-Rhin et 6 000 pour le Bas-Rhin — un volume considérable à garder en tête pour tout projet de réaménagement dans la région strasbourgeoise.
La DREAL Grand Est met à disposition les données BASIAS et ex-BASOL pour l'ensemble de la région, consultables également sur Géorisques. Pour une vision nationale, notre carte de la pollution des sols en France complète cette démarche, de même que nos articles sur la pollution dans les Hauts-de-France ou à Lyon, qui partagent des problématiques minières ou industrielles comparables.
Selon le contexte de votre terrain :
Le déroulé reste le même que pour nos autres kits : prélèvement à domicile, analyse en laboratoire accrédité COFRAC, puis rapport détaillé avec interprétation des résultats.
Le site fait l'objet d'un confinement strict sous supervision publique, avec pour objectif d'éviter tout contact entre l'eau et les déchets stockés. Le suivi de la nappe phréatique environnante reste assuré par les autorités compétentes.
Le risque concerne principalement les nappes phréatiques situées en aval hydraulique des terrils, plutôt que les sols eux-mêmes de façon systématique. Une analyse reste le moyen le plus fiable de vérifier votre situation précise.
La Lorraine est davantage marquée par les métaux lourds et hydrocarbures liés à la sidérurgie et au charbon, tandis que l'Alsace présente des problématiques plus spécifiques liées au sel et, ponctuellement, à des déchets dangereux stockés en profondeur.
La DREAL Grand Est et le site Géorisques permettent de consulter gratuitement les bases BASIAS et ex-BASOL à l'échelle de la parcelle cadastrale.
Entre sidérurgie lorraine et mines de potasse alsaciennes, le Grand Est concentre l'un des héritages industriels les plus denses de France, avec la deuxième proportion de sites pollués recensés du pays. Une vérification documentaire via Géorisques est un bon premier pas, mais une analyse directe reste indispensable pour connaître précisément la situation de votre terrain.
Pouryère vous accompagne tout au long du processus de votre analyse de sol. Nos kits de prélèvement sont associés à un guide complet pour vous orienter dans cette action. Une fois cette mission effectuée vous n’avez plus qu’à nous envoyer vos échantillons pour analyse et interprétation complète sous dix jours environ.
Chaque kit d’analyse de sol est spécialisé et poursuit un but précis :
Pouryère dispose d’une expertise terrain avancée ainsi que. Nous avons mis au point le soilscore qui est une note qui donne un indice environnemental. Il s’agit d’un score global de qualité du sol avec indicateurs de fertilité, de pollution et de biodiversité ainsi que des conseils concrets pour améliorer la qualité de votre terrain.
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